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Pour le grand public, la vente directe, c'est un job occasionnel pour arrondir ses fins de mois ou pour s'occuper. On imagine le plus souvent une vendeuse présentant ses produits (chers) à quelques personnes aisées venues passer un bon moment autour d'une tasse de thé. Quant à ses quelques revenus, ils lui servent à se faire plaisir en s'achetant des robes, des chaussures ou du parfum.
Cette image ne correspond pas exactement à ce que je rencontre tous les jours sur le terrain. La plupart des 300 000 personnes, souvent des femmes, exercent la vente directe à temps choisi pour concilier liberté, vie familiale et professionnelle, ce que leur offre rarement le marché du travail. Leur revenu semble faible, mais il est fonction du temps qu'elles consacrent à leur activité et c'est souvent un complément indispensable pour le foyer.
Se prendre en main
On oublie souvent que la vente directe offre aussi la possibilité d'exercer un véritable métier à des personnes sans diplôme ni expérience professionnelle ayant débute comme vendeurs ou vendeuses occasionnelles. Des milliers de personnes ont trouvé dans la vente directe une profession rémunératrice, mais aussi la confiance en elles et le goût d'entreprendre, souvent après des périodes difficiles dans leur vie professionnelle ou personnelle. Se prendre en main, créer son propre emploi, c'est courageux à notre époque, c'est aller à contre-courant de toutes idées reçues dans une civilisation du "travailler moins et attendre tout des autres".
Combien de fois ai-je rencontré dans les réseaux de vendeurs de véritables chefs d'entreprise, parfaitement organisés, motivés et dont le seul problème était de gérer leur temps ? Un agenda de ministre, des réunions programmées à 6 mois, un suivi rigoureux de leurs nouvelles recrues, c'est aujourd'hui le profil de celles et ceux qui ont la rage de réussir. Les 35 heures, la retraite à 60 ans et l'assurance chômage, ce n'est pas leur problème. Et, bien sûr, les revenus suivent. Tant mieux s'ils gagnent plus que le PDG, c'est la règle du jeu. Je peux témoigner que dans une entreprise qui m'est proche, une centaine de personnes au moins ont des revenus supérieurs à 4 000 euros par mois, et ceci depuis plusieurs années. On est loin du VDI "occasionnel" !
Réussir ensemble
Ce qui me frappe également, ce sont les jeunes sociétés dont je m'occupe où l'enthousiasme et la fièvre de réussir sont partagés aussi bien par l'entrepreneur que par son réseau. Le samedi, le dimanche, venus de toute la France à leurs frais, les participants n'attendent pas des bouquets de fleurs, mais en veulent et sont là pour participer à la construction d'un projet commun : réussir ensemble.
Bien sûr, tout n'est pas toujours aussi euphorique. Combien de personnes ont été déçues par des sociétés prometteuses, mais qui se sont révélées incapables de respecter leurs engagements par manque de compétence ou de sérieux ?
Mais quand on attrape le virus de la vente directe, quoi qu'il arrive, on y revient. Telle entreprise n'était pas à la hauteur, mais elle a eu le mérite de vous faire comprendre que la vente directe est une véritable chance et une passion pour celles et ceux qui veulent bien prendre leur avenir en main. Vive la vente directe ! •
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