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Définition du Vendeur à domicile 1

 

Dans le secteur de la Vente Directe , le vendeur est chargé de la commercialisation des biens et services d’une entreprise directement auprès d’un consommateur, utilisateur final de ces produits et services, à son domicile, sur son lieu de travail ou à l’occasion de réunions.

En principe, toute personne physique majeure peut signer un contrat de vendeur à domicile sous réserve de satisfaire aux dispositions de l’article L.121-29 du Code de la consommation qui précise que la loi n° 47-1635 du 30 août 1947 relative à l’assainissement des professions commerciales et industrielles est applicable aux personnes qui effectuent des opérations de vente à domicile.

Il résulte donc de ce texte que tous ceux qui, en raison d’une condamnation pénale visée par cette loi ne pourraient exercer une profession industrielle ou commerciale, seraient exclus également des fonctions de vendeur.

Ainsi, sont écartées de la profession, les personnes ayant fait l’objet de certaines condamnations (par exemple pour vol, escroquerie, ou abus de confiance).

Il existe par ailleurs certaines incompatibilités entre l’activité de vendeur et l’exercice d’autres activités telles que, l’activité de fonctionnaire, d’officier ministériel, d’avocat, d’architecte, d’expert-comptable et comptable agréé et de pharmacien d’officine pour un commerce autre que sa pharmacie.

Cette activité peut être exercée à temps plein ou à temps partiel, de manière habituelle ou occasionnelle.

Activité de Vente à domicile

 

(Code de la consommation, Code de déontologie)

La vente à domicile est une activité réglementée depuis 1972 (loi du 22 décembre 1972).

Ces dispositions, aujourd’hui codifiées aux articles L.121-21 et suivants du Code de la consommation, comportent des sanctions pénales.

Ainsi, le vendeur à domicile qui commercialise des produits et services directement au consommateur se doit de bien connaître et respecter les règles légales qui encadrent son activité.

Les règles de déontologie professionnelles édictées par la Fédération de la Vente Directe doivent également être rigoureusement appliquées lorsque le vendeur commercialise les produits ou services d’une société adhérente à la Fédération.   

 

2.1 Loi protectrice du consommateur en matière de vente et de démarchage à domicile

 

(articles L.121-21 et suivants du Code de la consommation)

La Vente Directe à domicile est régie par les articles L.121-21 et suivants du Code la consommation.

Ce dispositif protecteur comporte trois volets de mesures relatives tout d’abord à la forme du contrat, ensuite à l’existence d’un délai de réflexion accordé au consommateur, et enfin à l’interdiction de recevoir un paiement avant l’expiration de ce délai de réflexion.

 

a) La formation du contrat de vente

La loi exige qu’un contrat écrit soit remis au client au moment de la conclusion de la vente et prévoit un certain nombre de mentions devant obligatoirement apparaître sur le bon de commande à peine de nullité de la vente.

Il convient par conséquent au vendeur d’être vigilant au moment de l’établissement du bon de commande (rempli sans aucune rature), d’autant qu’en cas de non-respect, le vendeur et l’entreprise sont passibles de sanctions pénales pouvant aller jusqu’à 1 an de prison et/ou 3 750 euros d’amende.

Les mentions devant obligatoirement apparaître sur le bon de commande sont les suivantes :

le nom du vendeur, et son adresse dans le cas particulier d’un acheteur revendeur.

le nom et l’adresse du fournisseur (c’est-à-dire l’entreprise de Vente Directe qui commercialise les produits).

l’adresse du lieu de conclusion du contrat : cette mention est indispensable afin de déterminer si la vente a effectivement bien eu lieu dans le cadre d’un démarchage à domicile. Le plus souvent il s’agira de l’adresse du client, mais cela peut également être son lieu de travail ou le domicile d’un ami l’ayant convié à une réunion de vente.

la désignation des produits : celle-ci doit être suffisamment précise pour permettre de déterminer la nature et les caractéristiques des biens ou services commercialisés. Le vendeur a d’ailleurs tout intérêt à remplir correctement cette rubrique afin d’éviter tout contentieux avec son client lors de la livraison.

les conditions d’exécution doivent être portées sur le contrat, notamment s’agissant des conditions relatives à la livraison, le délai de livraison des biens ou d’exécution de la prestation.

le bon de commande doit également être daté et signé de la main même du client.

le prix à payer : le bon de commande doit comporter le prix global à payer et les modalités de paiement. Lorsque la vente est effectuée à crédit, une offre préalable de crédit doit être remise au client. Dans ce cas, le bon de commande doit reprendre le taux de l’intérêt, le nombre de mensualités, le montant de chaque mensualité et indiquer le coût global de l’achat à crédit même si une offre de crédit distincte est signée par le client.

enfin le contrat doit rappeler la faculté de renonciation et reproduire intégralement le texte des articles L.121-23, L.121-24, L.121-25, L.121-26 du Code de la consommation.

 

b) Un délai de réflexion

L’article L.121-25 du Code de la consommation prévoit que le consommateur dispose d’un délai de réflexion de sept jours à compter du lendemain du jour de la commande pour revenir sur son engagement d’achat.

Ainsi, dans les sept jours qui suivent la signature du bon de commande, le client a la possibilité de renoncer à sa commande.

Pour faciliter cette faculté de rétractation, le bon de commande doit comprendre un formulaire détachable.

Les mentions et la forme de ce formulaire sont définies de manière très précise aux articles R 121-3 et suivants du Code de la consommation. Ce formulaire détachable doit faire partie intégrante du bon de commande laissé au client. Il doit mentionner sur une face l’adresse complète à laquelle il doit être envoyé. Sur l’autre face, les instructions relatives à l’annulation de la commande et des indications à compléter par le client relatives à la commande. Il s’agit de la nature de la marchandise ou du service commandé, de la date de la commande, du nom et de l’adresse du client, et de la signature du client.

Si le client désire annuler sa commande, il lui suffit d’envoyer ce formulaire complété par lettre recommandée avec avis de réception à l’adresse indiquée dans les sept jours qui suivent la date de la commande. Par exemple, si une commande est signée le 10 janvier, le consommateur pourra adresser son formulaire de rétractation jusqu’au 17 janvier minuit par lettre recommandée avec avis de réception.

Mais attention, si le délai expire un samedi, un dimanche ou un jour férié, il est prolongé jusqu’au premier jour ouvrable suivant.

Pour user de sa faculté de rétractation, le client n’a aucun motif à donner.

 

c) L’interdiction de recevoir un paiement

Pendant toute la durée du délai de réflexion de sept jours, aucun paiement sous quelque forme que ce soit ne peut être exigé ou obtenu du client.

L’objectif du législateur est d’éviter que le client se sente engagé par son paiement et hésite à faire jouer son droit de rétractation par crainte de ne pas obtenir le remboursement des sommes déjà versées.

Toute infraction à ces dispositions peut entraîner une condamnation pénale consistant en une peine maximum d’emprisonnement d’un an et/ou une amende de 3 750 euros.

Durant cette période de réflexion, aucune prestation de service ne peut être effectuée. Cela implique par conséquent que la livraison des produits soit interdite.

Le vendeur doit donc également tenir compte de ce délai de réflexion pour calculer sa date de livraison ou la date à laquelle il effectuera la prestation de service commandée.

  

Ce que tout vendeur ne doit pas oublier :

 

Remise d’un bon de commande :

vous devez remplir un bon de commande dont un exemplaire doit être remis au client.

 

Remplir les mentions obligatoires :

- l’adresse du lieu de conclusion du contrat,

- votre nom,

- la désignation précise des marchandises,

- le délai de livraison,

- le prix global à payer.

 

Date et signature :

 

le bon de commande doit être signé et daté de la main même du client.

 

Absence de perception d’un paiement pendant le délai légal de réflexion :

 

vous ne devez pas accepter de paiement à la commande, ni pendant le délai de réflexion, sous quelque forme que ce soit (espèces, chèque…).

Pendant ce délai, aucune livraison ni prestation de service ne doit être exécutée.

Délai de réflexion : ce délai est de 7 jours. Attention, il démarre toujours le lendemain du jour de la signature du bon de commande.

S’il expire un samedi, un dimanche ou un jour férié, il est prorogé jusqu’au 1er jour ouvrable suivant.

Exemple : signature le samedi 10. On compte à partir du dimanche 11, le 7ème jour tombe le samedi 17. Le dernier jour de réflexion sera donc le lundi 19 à minuit.

 

2.2 La déontologie professionnelle : le Code de la Vente Directe (extrait)

 

La Fédération de la Vente Directe a été créée en 1966 en se donnant pour premier objectif de faire connaître la profession et de promouvoir son image de sérieux et d’honnêteté.

C’est ainsi que la FVD s’est pourvue d’une Charte consommateur aujourd’hui élargie en Code de la Vente Directe.

Ce Code de déontologie professionnelle doit être respecté par toutes les entreprises adhérentes à la Fédération ainsi que par les vendeurs qui diffusent leurs produits ou services. Le Code prévoit d’ailleurs que les sociétés doivent exiger des vendeurs leur adhésion au Code.

Ce Code est non seulement une garantie pour les consommateurs mais également pour les vendeurs.

 

a) Les garanties à l’égard du consommateur

 

Les consommateurs traitant avec des entreprises adhérentes à la Fédération disposent de 7 garanties supplémentaires.

Il résulte du Code que le vendeur doit immédiatement présenter son identité, le nom de la société qu’il représente et l’objet de sa visite.

Dans ce but, la FVD délivre aux sociétés adhérentes des cartes accréditives qui sont remises aux vendeurs qui la présentent à leur client en vue de leur identification.

Cette carte comporte le nom de l’entreprise, son adresse, une mention relative à son appartenance à la FVD , le nom et la photographie du vendeur.

L’usage de cette carte est importante puisqu’elle permet au vendeur de faciliter sa présentation auprès de ses clients potentiels.

 

La garantie d’une information détaillée et sincère

Lors de la présentation des produits ou services commercialisés, le vendeur se doit d’effectuer une présentation claire, précise et complète des produits ou services, tant sur leurs caractéristiques que sur les prix ou les conditions de garantie et de service après-vente.

 

La garantie d’un service consommateur de qualité

Le distributeur doit respecter la vie privée du consommateur et conduire ses entretiens de vente à des heures raisonnables.

Le vendeur n’abuse pas de la confiance du consommateur, il respecte son manque d’expérience commerciale, il s’interdit d’exploiter son âge, sa maladie, son manque de compréhension ou son insuffisante connaissance de la langue.

 

La garantie d’un bon de commande précis et facile à lire

Le bon de commande doit être rempli avec soin par le vendeur. Ce document doit comporter le nom de la société et ses coordonnées téléphoniques.

En outre, il doit comporter de manière lisible, une description précise de la nature et des caractéristiques des produits, la date de livraison, ainsi que toutes les conditions relatives à la vente.

 

La garantie d’un délai de réflexion

Le vendeur doit vérifier avec le consommateur que le bon de commande remis comporte bien un formulaire de rétractation afin qu’il puisse correctement profiter de son droit de réflexion. Bien entendu, aucun paiement ni aucune livraison ou prestation de service ne peuvent être acceptés avant l’expiration de ce délai.

De plus, lorsqu’un droit de retour des produits est offert au client, le vendeur doit vérifier que celui-ci est bien confirmé par écrit.

 

La garantie d’un service après-vente
 

Toutes les conditions du service après-vente doivent être stipulées par écrit. Il résulte du Code qu’en cas de réclamation, l’entreprise s’engage à répondre au client dans les 21 jours. Le vendeur se doit par conséquent de transmettre à l’entreprise au plus tôt les réclamations de ses clients.

 

La garantie d’un conseil et d’une médiation gratuite
 

Depuis la création de la Charte Consommateur , la FVD offre ses services au consommateur pour tenter de résoudre gratuitement et à l’amiable tout différend pouvant survenir avec une entreprise de Vente Directe, qu’elle soit ou non adhérente à la Fédération. Dans ce but, la Fédération a mis en place une instance de médiation indépendante, la Commission Paritaire de Médiation de la Vente Directe.

 

 

b) Les garanties à l’égard du vendeur

De manière générale, l’entreprise de Vente Directe doit avoir un lien direct avec chaque vendeur du réseau.

 

Le respect du Code par le vendeur

Pour adhérer à l’organisation de vente de l’entreprise adhérente à la FVD , le vendeur doit s’engager à respecter le Code de la Vente Directe.

 

L’information préalable

Les éléments communiqués au vendeur concernant le contrat et ses conditions doivent être claires et vérifiables.

 

Les sources de revenus

Les sociétés donnent aux vendeurs une information des perspectives de ventes et revenus appuyée sur des faits.

Tout revenu trouve son origine dans l’activité de vente.

 

Le contrat écrit

La société doit fournir au vendeur un contrat écrit et signé par le vendeur, avec toutes les conditions de leur collaboration.

 

Les droits d’entrée

Le matériel de formation, la mallette de démonstration, les outils d’aide à la vente et tout droit d’entrée ne peuvent entraîner un profit pour un autre membre du réseau.

 

L’expiration du contrat

Le vendeur doit bénéficier d’une garantie de reprise des stocks acquis au cours des 12 derniers mois.

 

Les stocks

La société doit recevoir et livrer directement les commandes de tous les vendeurs et ne doit pas inciter le vendeur à la constitution d’un stock excessif.

 

La détermination des revenus
 

Le vendeur doit recevoir un état périodique, au moins chaque trimestre, de ses ventes et de ses revenus.

 

La formation

Le vendeur doit être formé sur la législation spécifique à la profession, sur le Code de la Vente Directe , sur les produits de la société et sur les conditions de vente et de crédit.

 

Le recrutement

La vente de produits à un consommateur final est l’activité principale du vendeur, et le recrutement ne doit pas être assimilable à un système pyramidal.

 

Les activités internationales
 

Hors des frontières nationales, les sociétés et les vendeurs doivent se conformer à la législation locale et au Code de Conduite européen.